Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

L'effroyable mer de plastique

L'effroyable mer de plastique

Vous le savez sûrement, il existe dans le Pacifique Nord, entre Hawaï et la Californie, un «septième continent», un immense espace de 3,5 millions de km2 de déchets en plastique [1]. C’est 6 fois la surface de la France et plus de 100 fois celle de la Belgique ! Et ce continent, observé pour la première fois en 1997, ne cesse de croître. Des experts ont même considéré que le traitement d’une telle masse de déchets est quasi impossible (trop cher et trop risqué). Il faudrait donc attendre que les plastiques se désagrègent, ce qui prendra entre 500 et 1000 ans minimum. Même si de nouvelles découvertes viennent bouleverser les médecines naturelles et nous permettent de vivre plus vieux, je n’en verrai pas la fin. Et vous non plus, ni vos enfants ou vos petits-enfants.

Si vous habitez loin du Pacifique et que ce problème vous semble étranger, sachez que les autres mers ne sont pas en reste. En méditerranée, on compterait près de 250 milliards de micro-plastiques tandis que, selon Greenpeace, à l'échelle de la Terre, environ 1 million d'oiseaux et 100 000 mammifères marins meurent chaque année de l'ingestion de plastiques. Irrémédiablement, ces plastiques se retrouvent dans nos assiettes : ingurgités par les petits poissons qui les prennent pour du plancton, ils finissent dans le ventre des gros que nous pêchons avant de les mettre dans nos assiettes.

Une piste ingénieuse

Contre ce désastre, des ingénieurs américains ont développé une piste intéressante. Ils ont trouvé un moyen de transformer des sacs plastique en carburant, notamment en « biodiesels » ou en gaz naturel. L’étude a été menée par le Centre de Technologie Durable de l’Illinois (Illinois Sustainable Technology Center). Selon les chercheurs, l’opération produit bien plus d’énergie qu’elle n’en coûte et permet de recycler 80 % des produits concernés, qu’il s’agisse de sacs plastique, d’emballages ou d’autres plastiques domestiques.

Rien qu’aux Etats-Unis, selon l’agence de protection de l’environnement, 100 milliards de sacs plastique sont jetés tous les ans et 13 % seulement sont recyclés. Le reste est jeté dans des décharges ou dans la nature et ils finissent dans les lacs et les rivières. L’étude menée par le ISTC est donc une excellente nouvelle puisque, si elle est suivie d’effet, on recyclera tous les ans des milliards de sacs plastique pour en tirer de l’énergie. Tant mieux ! Cela permettra peut-être de limiter la croissance de l'effroyable 7e continent.

Bien à vous,

Augustin de Livois

Source

[1] www.notre-planete.info

Photo issue du site ipsn.eu

Photo issue du site ipsn.eu

C
c'est vraiment une calamité :(
Répondre
P
Une catastrophe !
M
wahou!!!!!!!!!!!!!!
Répondre
P
C'est un désastre
L
il y a pourtant des solutions, les sacs papiers se désagrègent plus vite, et les sacs maïs comme les sacs à sapin sont naturels, je ne suis pas sure qu'on soit complètement responsables en tant que consommateurs, c'est plus haut qu'est le problème, et surtout il faudrait que tous les pays se mettent d'accord !! <br /> si c'est comme les gazs à effet de serre, quand on voit un pays comme les USA qui ne s'en préoccupe pas , ils ont pourtant les moyens !!!<br /> bisoussss et belle journée !!
Répondre
P
Je pense que personne ne se sent concerné, c'est au milieu de nulle part .. :(
M
Ce serait effectivement super si une telle découverte pouvait être développée. Même s'il sera impossible de rattraper tous les dégâts causés, si au point, il pouvait être évité qu'on en rajoute en plus, ce serait vraiment une très bonne chose.<br /> Bonne journée<br /> Bisous<br /> martine
Répondre
P
Il faudrait une vraie prise de conscience pour çà ... Si ce n'est pas rentable financièrement pour certains, cela ne se fera jamais je crains<br /> Bisous
C
ça fait un moment qu'on en parle de ce 7ème continent, ça fait un moment qu'on ne fait rien ....
Répondre
P
Loin des yeux, loin du cœur ... C'est en plein milieu de l'océan, pas devant notre porte ... alors beaucoup ne se sentent pas concernés